Festival RéciThérapie

La 4è édition du festival RéciThéhrapie s’est attachée à la place et aux formes de la traduction dans les situations de soin. Elle s’est déroulée le 10 juin à l’Hôtel Dieu, à Paris.
On l’a considéré d’abord au sens littéral de passage d’une langue à l’autre, notamment dans le délicat travail de médiation des interprètes durant les consultations, y compris en langue des signes. On a exploré aussi la complexité du langage médical et les malentendus qu’elle peut produire dans les échanges entre soignant·e·s, et soigné·e·s, dans les deux sens. Plus largement, on s’est demandé comment faire entendre l’intraduisible ou l’indicible de la maladie physique ou mentale, de la douleur, jusqu’aux derniers instants. Enfin, on s’est intéressé à la manière dont d’autres langages – ceux du corps, de la musique, des arts visuels – peuvent traduire de manière sensible la parole défaillante. Toutes ces expériences sont au cœur des questionnements les plus actuels des humanités médicales. Elles peuvent améliorer la prise en charge des malades et des proches en tant que personnes, mais aussi renouveler la formation soignante et la sensibilisation des publics aux enjeux du soin par la pleine intégration de la dimension langagière.
Ce festival RéciThérapie à l’Hôtel-Dieu a vocation a favoriser les rencontres et les échanges sur des projets existants et à venir dans tous ces domaines, au carrefour entre soin et récit, en France et à l’étrangern de même que les rencontres mensuelles tout au long de l’année.
J’ai pour ma part eu le grand plaisir d’échanger avec la chanteuse, autrice et compositrice Marie Tout Court, à propos de « Je me fais la belle« , le projet qu’elle mène depuis plusieurs années avec et pour les personnes à la fin de leur vie et les équipes soignantes qui les accompagnent.
Activement engagée dans l’organisation des événements de RéciThérapie, je partage ici son actualité.


